Gébraël

Street Art
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Gébraël 

Gébraël Hassan est né en 1991 à Montpellier, d’un père artisan qui lui apprend les bases de la peinture et d’une mère bibliothécaire qui lui ouvre un appétit pour une littérature éclectique. Son enfance est baignée entre les rivières cévenoles et la mer méditerranée.

Depuis 2007, il pratique le graffiti. L’urgence de peindre et la pulsion ressentie autour d’une répétition active et subversive sont le départ d’une réflexion sur une pratique qui demeure controversée, laissant néanmoins une marque visible par tous. Mû par l’adrénaline, il part bientôt poser le nom qu’il se sera choisi à travers divers pays d’Europe. Ces voyages ouvrent en lui des horizons plus denses en termes de sensibilité artistique, mais cette frénésie liée à l’écriture semi-automatique, illégale et colorée continue d’aveugler sa jeunesse.

En 2010, une dépigmentation des cellules de la peau (vitiligo) le marque profondément, des mains au visage. Ces taches blanches, dont la présence mystérieuse dérange au début, deviennent par la suite une source d’inspiration spirituelle liée à la paréidolie.

En 2012, une année d’études passée à Barcelone le libère un temps des limites de l’expression inhérentes au graffiti, et lui font découvrir la peinture en profondeur par le biais de Salvador Dali, Pablo Picasso et Joàn Miro. Les œuvres des grands maîtres espagnols aiguisent un regard artistique, qui s’affranchit alors du monde jusque-là connu. Sa curiosité, désormais électrisée, l’emmène ensuite vers Paris, où le graffiti vandale reprend le dessus et se heurte en 2015 aux limites imposées par la justice.

Avec la sensation d’évoluer tous les jours dans une sorte de jungle, les appréhensions et l’émerveillement qui y sont liés se retrouvent dans ses fresques, denses et obscures. On y retrouve des plantes imaginaires, des personnages qui se cache dans la nature luxuriante, une menace et une bienveillance omniprésentes. La perdition mais aussi l’espoir se détectent dans des œuvres grand formats destinées à tous les publics.

La violence enfouie et la déraison inconsciente qui découlent des évènements de son passé ou de celui de ses proches apparaissent souvent comme bases de sa réflexion et dirigent sa recherche esthétique.

Selon lui, une histoire possède une seule manière exacte d’être contée, et donc un support de diffusion exclusif. Il s’applique à trouver le médium approprié pour chaque récit qui s’agite à l’intérieur et qu’il doit produire. Ainsi, il y a dans l’œuvre picturale de Gébraël autant d’anecdotes que d’exposés historiques, de mystères que de légendes. Les histoires avec un début et une fin pouvant être écrites, il garde les plus complexes et inextricables à destination de ses peintures, dans lesquelles tout se mélange et se découvre en même temps.

L'ŒUVRE DE Gébraël

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